Larbi Samir, plonge en autodidacte dans les labyrinthes de l’informatique

«Larbi Samir, plonge en autodidacte dans les labyrinthes de l’informatique» est l’interview du LARBI Samir (CEO & Directeur Manager du SMART SAM Entertainment) avec le journaliste Abdelkader Zahar, publié sur  le supplément TIC du Quotidien d’Oran  (Pdf page 13) avec la collaboration de  Maghreb Emergent.

Vous êtes diplômé en environnement. Comment avez-vous acquis ces connaissances en informatique ?

Depuis mon enfance, je m’intéresse aux ordinateurs et aux logiciels. Lorsque j’ai eu mon baccalauréat, j’ai choisi l’Ecole de l’informatique (Alger) où je n’ai pas eu la chance d’être accepté malgré une moyenne de 15,85/20. Je me suis reconverti vers les Sciences de la mer, parce que j’aime aussi le domaine maritime. Mais je n’ai pas laissé tomber l’informatique. Mon PC ne me quitte pas. Avec le temps j’ai développé mes connaissances dans le domaine des TIC. Ce qui m’a permis de travailler en freelance, puisque je suis au chômage malgré mon diplôme d’ingénieur et sept autres formations diplomantes que j’ai suivi.

Des formations dans les TIC ?

Je suis ingénieur d’État en Sciences de la mer, option Environnement (2005-2010), de l’École Nationale Supérieure des Sciences de la Mer et de l’Aménagement du Littoral (ENSSMAL, ex-ISMAL). J’ai un brevet Plongeur premier degré (FASSAS)- club Abyss Diving, Ain Benian (Alger – 2010). J’ai suivi différentes formations dans les domaines de la prévention et de la maîtrise des risques comme « directeur-manager » en HSE, « manager en QHSE », inspecteur, superviseur, et technicien supérieur en HSE. J’ai aussi une attestation d’agent de bureautique et d’informatique.

Avec tout ça, vous n’arrivez pas à trouver du boulot à Sonatrach, Naftal ou à Sonelgaz ?

Rien, malgré toutes les demandes déposées.

L’informatique et les TIC en général vous ont donc « sauvé », puisque vous arriver à en vivre ?

En quelque sorte, oui. En freelance, j’arrive à me débrouiller dans les domaines du Webmastering (HTML/CSS, SEO, Advertising, Marketing …), l’infographie (les produits d’Adobe, Maxon, Autodesk, Vega…), et la programmation (CD Autoplay …).

Des formations en Webmaster, programmation et en design graphic sont-elles accessibles à des non spécialistes ?

Dans mon cas, ça été possible grâce à mon intérêt pour ces technologies. J’ai développé mes connaissances en totale autonomie. Quand on veut on peut. Avec de la volonté, on peut devenir ingénieur en informatique même sans diplôme. Un « touche à tout » peut même connaître des astuces qu’un ingénieur diplômé ne connaît pas.

Dans votre blog, vous assurez un nombre important de conseils et d’astuces aux utilisateurs des équipements TIC et autres internautes. Comment financez vous ce temps consacré à ce blog ?

J’aime bien le bloging, donc à part mon travail, je suis toujours connecté, et je lis beaucoup d’articles et je partage de temps en temps des astuces qui sont trop demandées par les internautes. Des astuces qui sont mal traitées dans les autres blog ou bien monopolisées. C’est pour en faire profiter le maximum d’internautes. Un blog peut aussi être un espace de travail sérieux.

La publicité sur votre blog rapporte-t-elle suffisamment ?

Comme je suis chômeur et que je n’ai pas un budget pour financer mon blog, alors je profite de la formule « paid to click » (PTC) qui signifie « payé pour cliquer ». C’est une activité qui consiste à consulter volontairement des sites Internet ou des régies publicitaires sur le web contre une petite rémunération. Ça permet de rentabiliser le temps passé sur Internet.

Combien de temps consacrez-vous à l’auto-formation ? Quels sont les supports utilisés ?

Quand j’aime quelque chose, je peux apprendre en un temps record. C’est, pour moi, un défi de m’approfondir dans des domaines qui ne sont pas de ma propre formation. D’ailleurs, j’aime pas qu’on me dise : « tu peux pas faire ça ». J’utilise toujours Internet comme un support d’apprentissage, et des fois je dois acheter quelques formations qui ne sont pas disponibles gratuitement sur le Net. Je consacre beaucoup d’argent et de temps pour l’auto-formation, mais je trouve ça mieux que de perdre mon temps dans des choses futiles. Internet et l’ordinateur sont de formidables outils d’apprentissage. Il suffit de savoir ce qu’on veut, de consacrer le temps nécessaire et d’être régulier. Le reste vient tout seul.

Vous avez publié sur votre blog la vidéo du jeune hacker arrêté en Thaïlande. Que pensez-vous ?

Comme le domaine de l’Ethical Hacker m’intéresse beaucoup, j’ai donc suivi de très près l’actualité de ce jeune hacker Algérien. Je ne vous cache pas, ça fait plaisir de voir que des jeunes génies, comme Hamza Bendelladj, puissent avoir de tels niveaux de compétences. Je ne considère pas ce qu’il a fait comme une fierté. Voler c’est donner une mauvaise image de soi et de son pays. Mais, en même temps, je regrette que l’Algérie ne profite pas des compétences de gens pareils.

Certains disent qu’il a un niveau de 9e année fondamentale. Pensez-vous que cela soit possible, avec toutes ces compétences avérées en informatique ?

Oui, je connais beaucoup de personnes qui n’ont même pas le niveau de 6e année, mais qui ont des compétences dans les domaines liés aux TIC. Ils ont appris dans le tas. En cherchant à comprendre. Par contre, j’ai des amis licenciés qui savent à peine comment démarrer un PC.

Que pensez-vous de l’usage que font les jeunes génération de l’Internet et de l’informatique en général ? Avez-vous l’impression qu’ils apprennent quelque chose ou qu’ils passent leur temps uniquement ?

A mon avis, à peine 20% de la jeune génération Algérienne utilise l’Internet et l’informatique dans le bon sens. Sinon, la majorité des jeunes que je connais, et d’après les échos qui me parviennent, passe leur temps sur les sites sociaux comme Facebook et autres plateformes de Chat, alors qu’ils peuvent apprendre beaucoup de choses gratuitement sur le Net (auto-formation, gagner de l’argent, faire des connaissances professionnelles…).

Ne pensez-vous pas qu’il est possible d’orienter les jeunes pour leur donner des pistes sur comment rentabiliser leur usage du Net et de l’informatique ?

Justement, c’est mon futur projet, car je désire partager mes connaissances dans le domaine de l’infographie et le webmastering. Ne dit-on pas : « Plus on partage, plus on possède » !

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